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Trajets professionnels : les plus grands risques d’accidents

Cet article a été écrit par , le 10/01/2019

D’après l’étude annuelle d’Axa, les Français continuent de prendre systématiquement davantage de risques lorsqu’ils vont au travail ou lorsqu’ils circulent dans le cadre de leurs missions. En cause : fatigue, stress, pression des objectifs à atteindre…

Près de 30 % des salariés conducteurs prennent encore le volant après avoir bu plus de deux verres d’alcool.

Dans sa nouvelle livraison, le Baromètre annuel du comportement des Français au volant proposé par AXA Prévention s’intéresse aux comportements de nos concitoyens lors de leurs trajets professionnels. Selon les analyses de l’assureur, si les résultats étaient accablants en 2017, ils restent alarmants en 2018 malgré une prise de conscience. Le présupposé de départ reste malheureusement le même : les accidents de la route sont la première cause de mortalité au travail. Dans ce contexte, la prise de risque des salariés est à chaque fois excessive par rapport aux usagers qui roulent à titre privé.

32 % traitent des SMS au volant

Ainsi par exemple, ils sont aujourd’hui totalement dépendants à leur téléphone, au point que leur véhicule est devenu une sorte d’extension de leur bureau. Huit professionnels sur dix l’utilisent en conduisant, 52 % téléphonent et 32 % traitent des SMS. Or, traiter un SMS ou un email au volant multiplie par 23 le risque d’accident.
Les conducteurs « professionnels » -ou plutôt les professionnels conducteurs- sont souvent stressés et pressés par les objectifs qu’ils doivent atteindre. 64 % d’entre eux déclarent conduire de nuit alors qu’ils se sentent fatigués. 52 % conduisent en état de fatigue quand ils se déplacent pour des raisons professionnelles, contre 45 % à titre privé. Pourtant, la fatigue multiplie par huit le risque d’accidents.
84 % des professionnels ont déclaré faire des excès de vitesse et parfois sous la pression des objectifs.
Bien plus grave : encore près de 30 % des conducteurs prennent le volant après avoir bu plus de deux verres d’alcool.
Enfin, un quart des conducteurs interrogés a affirmé avoir déjà conduit après la prise de médicaments susceptibles d’altérer leur vigilance. Selon Axa, ce phénomène provoque la mort d’une centaine de personnes par an, chiffre qui nous paraît étonnamment bas.
Les conclusions du Baromètre indiquent que les professionnels conducteurs seraient encore plus dangereux lorsqu’ils sont au volant d’un véhicule de fonction. Le fait que celui-ci ne leur appartienne pas induirait une forme de déresponsabilisation.

Les chefs d’entreprise responsables

Dans le milieu du travail, on oublie souvent que depuis le 1er janvier 2017, la législation a évolué afin de responsabiliser les chefs d’entreprise quant à la fixation d’objectifs et de délais compatibles avec le respect du Code de la route. On se souvient surtout que la loi leur impose désormais de désigner le salarié qui a commis une infraction routière en conduisant un véhicule de la flotte. Mais on oublie souvent que la loi « Travail » oblige les entreprises de plus de 50 salariés à leur garantir le droit à la déconnexion. Cette disposition vise à garantir l’effectivité du droit au repos mais aussi à limiter aux cas d’urgence les conversations téléphoniques au volant.
Pour sensibiliser les collaborateurs des entreprises, Axa Prévention met des outils gratuits à la disposition des leurs dirigeants. Sur l’espace « entreprises » du site www.axaprevention.fr, ils peuvent trouver un autodiagnostic de la flotte, une boîte à outils comportant un kit de communication, deux e-learnings à destination des managers et des conducteurs… et faire la demande d’un soutien financier.

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