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Sécurité routière

80 km/h : la polémique continue !

La mesure d’abaissement de la vitesse à 80 km/h sur le réseau bidirectionnel reste un sujet de fâcherie entre le gouvernement et les conducteurs. Ainsi qu’entre « 40 millions d’automobilistes » et la Délégation à la Sécurité Routière.

Désormais, selon la Sécurité Routière, le 80 km/h est destiné « à lutter contre tous les accidents quelles que soient leurs causes, et pas seulement les accidents liés à des vitesses excessives ou inadaptées ».

Le Comité Indépendant d’Évaluation des 80 km/h (CIE) créé par l’association 40 millions d’automobilistes vient de rendre publique une étude portant sur les impacts de la baisse de la limitation de vitesse à 80 km/h. Selon cette étude, la perte de 300 millions d’heures induite par la diminution de 4 km/h de la vitesse moyenne aura un coût de 4,4 Mds€ par an. D’autre part, toujours selon le CIE, moins d’une centaine de décès sont susceptibles d’être évités annuellement sur le réseau à 80 km/h, ce qui équivaut par convention de calcul à 600 M€. Le coût final net de la mesure avoisinerait ainsi les 3,8 Mds€/an, compte non tenu des surcoûts liés par exemple aux multiples modifications de la signalisation routière, également à la charge des contribuables.

La Sécurité Routière en colère

La Délégation à la Sécurité Routière a immédiatement réagi pour démentir catégoriquement ces analyses et ces chiffres, rappelant que le Comité Indépendant d’Évaluation ne compte aucun accidentologue parmi ses membres. Ne prenant en compte que le coût de l’installation des nouveaux panneaux, elle rappelle que la mise en place de l’abaissement de la vitesse « n’a absolument pas coûté 3,8 milliards d’euros, mais 10 millions ». La DSR précise que l’évaluation de cette mesure est confiée au CEREMA, avec la participation de l’Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière (ONISR), organisme « labellisé pour son indépendance par l’autorité de la statistique publique » qui publiera une première série de résultats fin janvier.

Curieuse notion d’indépendance

Or, selon le site www.securite-routiere.gouv.fr, l’Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière (ONISR) est directement placé auprès du Délégué interministériel à la Sécurité Routière dont les services ont été rattachés au ministère de l’Intérieur en 2012. Rien d’étonnant donc à ce que, selon cette fois l’Annuaire de l’administration, l’ONISR soit logé Place Beauvau, autrement dit… au Ministère de l’Intérieur.

Bien qu’affirmé indépendant, l’ONISR a profité du même communiqué protestataire de la DSR pour rappeler que le baromètre mensuel de l’accidentalité routière sur lequel le Comité Indépendant d’Évaluation des 80 km/h fonde ses calculs « repose sur des données très parcellaires fournies par les forces de l’ordre dépêchées sur l’accident. C’est seulement après l’analyse minutieuse de ces accidents entrée dans un fichier dit « BAAC » qu’il est possible d’en avoir une connaissance suffisamment fine ». Étonnant : c’est habituellement sur la base de ce baromètre mensuel que la Sécurité routière clame sa satisfaction du système de contrôle sanction-automatisé ou de toute autre forme de répression lorsque le nombre de morts diminue…
Site web : http://www.securite-routiere.gouv.fr/la-securite-routiere/l-observatoire-national-interministeriel-de-la-securite-routiere

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Motards en Colère : « Rendez-nous notre argent ! »

Les pires dangers de la route selon les conducteurs. Illustration Moto Magazine.

Pour la Fédération Française des Motards en Colère qui ne cesse d’affirmer que « la Sécurité Routière doit se faire avec les usagers et non contre eux », la prévention repose sur deux piliers fondamentaux : l’éducation continue des usagers et l’entretien-gestion des infrastructures. Elle a donc soumis une proposition de loi. Derrière le slogan étonnamment thatchérien « Rendez-nous notre argent ! », celle-ci demande que les routes, « celles que nous avons déjà payées plusieurs fois, soient entretenues et ne provoquent plus, ni n’aggravent d’accidents. » Elle demande également de la formation, de l’éducation, la consultation des élus et un droit de regard sur la manne que les transports individuels représentent pour l’État, « dont même la Cour des comptes s’étonne de l’usage ».

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Appel national des entreprises : 2 ans et mille signatures

Au-delà des drames humains, les accidents routiers liés au travail coûtent près de 6 millions de journées de travail.

Lancé en octobre 2016, l’Appel national des chefs d’entreprise en faveur de la sécurité routière de leurs salariés avait été alors signé par 22 chefs de grandes entreprises (SNCF, La Poste, Total, Danone, AXA, Renault, PSA, Engie…). Deux ans jour pour jour plus tard, une 1 000e signature était apposée. Parmi les signataires, on compte aussi bien des TPE, des PME que de grandes entreprises, des médias et des administrations publiques, représentant trois millions de salariés. En 2017, près de 500 personnes ont perdu la vie dans un accident de la route au cours d’un trajet domicile-travail ou d’un déplacement professionnel et 4 520 ont dû être hospitalisées. 40 % des accidents corporels impliquent une personne effectuant un déplacement professionnel.
http://entreprises.routeplussure.fr/

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Le gouvernement pour la « slow conduite »

La Sécurité routière nous invite à adopter la « slow conduite ». Ils sont 86 % des conducteurs à avouer insulter leurs congénères, 1/3 reconnaissent coller le véhicule devant eux sur l’autoroute et doubler par la droite et 16 % sont déjà sortis de leur véhicule pour s’expliquer avec un autre usager de la route. Des Français interrogés en 2017 sur leur rapport à la route évoquaient « un univers de jungle, de chacun pour soi, générateur de stress. » On ne dit rien sur le fait générateur de toutes ces déviances : surmenage au travail, difficultés sociales, nécessité de rendement, sans parler du stress lié aux nouvelles limitations de vitesse et à la multiplication des radars. Dans ce domaine, les pouvoirs publics n’ont pas compris grand-chose et pas mal de ratés, au compteur…

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Non-respect de la priorité des piétons : – 6 points

Tout piéton à l’approche d’un passage protégé peut vous coûter 6 points.

Le décret n° 2018-795 du 17 septembre 2018 relatif à la sécurité routière, publié au JO du 18 septembre 2018, modifie le Code de la route pour permettre la mise en œuvre de trois décisions du Comité Interministériel de la Sécurité Routière du 9 janvier 2018. Deux mesures censées protéger les piétons sont entrées en vigueur.
– La première : la constatation par vidéo-verbalisation est désormais possible pour l’infraction de non-respect des règles de priorité de passage aux piétons (article R.415.11) : « tout conducteur est tenu de céder le passage au piéton s’engageant régulièrement dans la traversée d’une chaussée ou manifestant clairement l’intention de le faire. »
– La seconde : le nombre de points retirés sur le permis de conduire pour cette infraction est majoré de 2 points, passant de 4 à 6. Sachant l’indécision, la distraction voire parfois le militantisme des piétons, on peut craindre le pire pour nos permis.
Vieillard hésitant, junkie désorienté, geek plongé dans son smartphone ou écolo militant à l’approche d’un passage protégé peuvent désormais vous coûter 6 points.

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